top of page
  • Alexis

Connaissez-vous bien les abeilles?

Dernière mise à jour : 4 avr.

Les ateliers que nous donnons durant l’été nous le rappellent : les gens sont curieux de comprendre le monde des abeilles et ont développé un lien affectif avec celles-ci. Mais de quelles abeilles parle-t-on, exactement?


Les nombreux reportages sur ces insectes fascinants montrent invariablement des images d’abeilles rayées, jaunes et noires, vivant en colonie et produisant du miel. Une apicultrice ou un apiculteur est souvent sollicité pour donner des détails sur le fonctionnement de cette microsociété que constitue la colonie. Et l’on évoque régulièrement les difficultés rencontrées par ces abeilles, qui doivent faire face à un environnement inhospitalier (pesticides, monocultures) et à des maladies et parasites (en premier lieu, le varroa).


Et non, ceci n'est pas une fourmi!

Pourtant, ces abeilles ne sont pas des abeilles indigènes du Québec. Cela veut dire qu’elles ne sont pas originaires d’ici et que, sans l’aide de l’être humain, les colonies survivraient bien difficilement à nos hivers rigoureux. Mais alors, n’existe-t-il pas d’abeilles indigènes dans les régions nordiques? Oui, et elles sont nombreuses!


À l’heure actuelle, plus de 380 espères d’abeilles différentes ont été identifiées au Québec : de tailles variées (souvent plus petites que Apis mellifera, l’abeille à miel), arborant des couleurs allant du noir profond au vert métallique, elles sont partout. Certaines peuvent être confondues avec des fourmis, d’autres sont carrément invisibles si l’on n’a pas été initié à l’observation des abeilles. Et elles ont presque toute un point en commun : ce sont des abeilles solitaires.


Si les colonies d’Apis mellifera sont considérées comme des organismes complexes, ce n’est pas à l’échelle de la colonie, mais à celle de l’abeille elle-même qu’il faut considérer les abeilles indigènes du Québec. Chez elles, pas d’ouvrières, de reine ou d’organisation en castes : si l’on excepte les bourdons qui forment de petites colonies (techniquement, les bourdons sont aussi des abeilles), les abeilles indigènes ne font de nids que pour y pondre leurs œufs, puis elles meurent. Généralement, il s’agit de galeries souterraines, mais ce peut être aussi des cavités creusées dans des tiges d’arbre tendres.


Le monde des abeilles indigènes est donc un monde fascinant qui mérite d’être découvert et apprécié. En effet, ce sont ces abeilles-là qui constituent notre biodiversité au Québec. Ce sont elles qui sont essentielles à nos écosystèmes, et non les abeilles à miel (même si on les aime beaucoup aussi). C’est la raison pour laquelle nous proposons des ateliers et des conférences pour présenter ces abeilles indigènes. Si vous avez la chance d’assister à l’une de nos activités, vous verrez : vous tomberez en amour avec les abeilles québécoises!




47 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

コメント


bottom of page